Quelques jours après le retour des Lions de l’Atlas au pays, Mohamed Ouahbi s’est présenté face à la presse avec un discours à la fois lucide et résolument tourné vers l’avenir. Si la défaite contre la France en quarts de finale reste difficile à digérer, le sélectionneur national refuse qu’elle fasse oublier le chemin parcouru par son équipe durant ce Mondial. Pour lui, cette campagne confirme avant tout que le Maroc s’est durablement installé parmi les nations qui comptent sur la scène internationale.
Le technicien marocain a d’abord tenu à rendre hommage à tous ceux qui ont accompagné cette aventure. Il a salué le soutien de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, l’investissement des joueurs, le rôle de leurs familles ainsi que le travail accompli autour de la sélection. « Je suis ici pour faire le bilan et parler du futur proche, qui sera meilleur et très prometteur pour notre football », a-t-il déclaré, estimant que cette Coupe du monde constitue une étape supplémentaire dans la construction du projet des Lions de l’Atlas.
Au moment d’évoquer l’élimination face aux Bleus, Mohamed Ouahbi n’a pas cherché à masquer sa déception. Il a toutefois rappelé que la France avait mérité sa qualification, tout en regrettant que son équipe n’ait pas réussi à exprimer pleinement son identité lors de cette rencontre. « La compétition s’est arrêtée en quarts de finale, mais notre ambition, elle, continue et ne s’arrêtera pas. J’assume la responsabilité en tant qu’entraîneur, mais nous ne devons pas oublier le parcours réalisé », a-t-il affirmé.
Une identité assumée jusqu’au bout
Depuis son arrivée à la tête de la sélection, Mohamed Ouahbi revendique un football de possession, ambitieux et offensif. Une philosophie qu’il assure ne jamais avoir remise en question, y compris face à l’une des meilleures équipes du tournoi.
Le sélectionneur insiste sur le fait que le Maroc n’a jamais renoncé à ses principes. Selon lui, les Lions de l’Atlas ont préparé le quart de finale avec les mêmes exigences tactiques que les rencontres précédentes. « Le plan de jeu était identique. Nous n’avons ni changé de système ni modifié notre manière de jouer », a-t-il expliqué, rejetant l’idée d’une équipe qui aurait abordé cette affiche avec prudence ou crainte.
Son principal regret concerne davantage la qualité de la maîtrise collective que les choix effectués. « Nous avons manqué de personnalité pour ramener le ballon dans leur camp. C’est mon seul regret », a reconnu le technicien, convaincu que son équipe possède les ressources nécessaires pour rivaliser avec les meilleures sélections du monde.
« Nous avons fait vibrer tout un peuple »
Au-delà du résultat sportif, Mohamed Ouahbi retient surtout l’élan populaire suscité par cette génération. Il estime que les performances des Lions de l’Atlas ont une nouvelle fois uni les Marocains autour de leur équipe nationale.
« Nous sommes satisfaits de la performance et du rendement de nos joueurs. Notre objectif était d’être davantage nous-mêmes, avec notre identité et un football dominant. Nous avons fait vibrer tout un peuple », a-t-il lancé, rappelant les scènes de célébration observées dans les villes du Royaume après les différentes victoires de la sélection.
Le sélectionneur a également tenu à défendre ses joueurs contre toute remise en cause de leur état d’esprit. « Nous n’avons jamais eu peur de cette équipe. Nous avons joué avec la même personnalité que lors de nos précédents matchs », a-t-il assuré, saluant l’engagement et la détermination de son groupe tout au long de la compétition.
Déjà tourné vers la CAN 2027
L’heure est désormais à la préparation de la prochaine étape. Mohamed Ouahbi a confirmé que le staff technique procédera à une analyse approfondie du parcours mondialiste afin d’identifier les axes de progression. L’objectif est clair : capitaliser sur cette expérience pour franchir un nouveau palier lors des prochaines compétitions.
Le sélectionneur voit dans ce Mondial bien plus qu’une simple campagne réussie. Il y voit les fondations d’une équipe appelée à grandir encore. « Nous continuerons à être ambitieux », a-t-il conclu, convaincu que cette génération possède le potentiel pour offrir au football marocain de nouvelles pages d’histoire, avec la Coupe d’Afrique des nations 2027 comme premier grand rendez-vous.


